Le succès est immédiat, et l’ambiance ainsi obtenue lui vaut de s’appeler très vite
« Brasserie André ».
La rue des spectacles et la Société Aéronautique de Lille
L’emplacement est judicieux : une rue des plus animées, bordée de commerces de qualité, qui est aussi la rue des cinémas et des spectacles, sur le chemin de ceux qui travaillent et de ceux qui ne travaillent pas, des Lillois comme des gens de passage, des artistes qui quittent la scène et de ceux qui viennent de les applaudir…et jusqu’aux membres de la Société Aéronautique de Lille (c’est en 1927 que Lindbergh traverse l’Atlantique) qui en font leur siège et laisseront une superbe hélice en bois, toujours présente sur les murs du restaurant (en guise de caution pour additions à régler ?).
La guerre et la reconstruction à l’identique
Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques officiers de la Wehrmacht, ayant pris l’habitude de fréquenter l’endroit, lui vaudront d’être partiellement détruite par une explosion. Monsieur DECOENE est donc appelé pour la reconstruire à l’identique.
Une maison de restaurateurs lillois
En plus de cent ans, les différents propriétaires de cette « adresse » lilloise se sont attachés à en préserver le caractère, à en garder l’âme, ce qui fait que l’air qu’on y respire est à nul autre pareil. Aujourd’hui, c’est Antoine PROYE, descendant d’une longue lignée de restaurateurs lillois qui veille sur la maison (son arrière-arrière-grand-père tint jusqu’en 1914, à quelques mètres de la Brasserie André, un restaurant détruit par ce même bombardement allemand).
Les plus beaux produits, préparés sans afféterie
Et qu’y mangeait-on et que mange-t-on aujourd’hui ?
Parce que si le décor n’a pas changé, l’esprit de la cuisine est resté le même. D’abord, les plus beaux produits, qu’il s’agisse de la pomme de terre (de Merville) ou du foie gras (du Gers ou des Landes). Préparés sans afféterie, ce qui n’est pas le plus facile.
Venus du Nord, mais pas que : si les asperges sont de RAIMBEAUCOURT, le jambon peut être espagnol. Une trace d’Alsace avec une somptueuse choucroute. Une poignée de
cuisine du Nord : welsh-rarebit (chester anglais bien sûr), potjevleesch (traduit mot à mot : petit pot de viande) ou waterzoï (viande ou poisson, mijoté avec de la crème et des « racines »).
Mais aussi les meilleures pommes allumettes du monde, en toute immodestie, qui à elles seules méritent le voyage…Des huîtres…on peut en trouver d’aussi bonnes, mais pas de meilleures…La mer est à côté, et rien ne surpasse une sole meunière des petits bateaux de Dunkerque…
La bière du Nord et la cave
Ah oui ! La bière !!!
En Flandre, pays de houblon, dans une
Brasserie André, avec une choucroute ou pas, elle est forcément incontournable. Ici elle est servie dans des « bocks » en grès d’un demi-litre, mais aussi dans des contenants plus petits, voire plus grands. Les brasseurs talentueux du Nord nous promettent des découvertes.
Mais le vin ? Il n’est pas pour autant le parent pauvre, loin de là.
La cave est riche de petites bouteilles comme de grands crus, pour accompagner la cuisine de la Brasserie André mais surtout pour votre plaisir du moment.
Certains serveurs ont vingt-sept ans de maison et ont vu passer quatre générations d’une même famille.
Et comme la meilleure cuisine du monde ne vaut pas grand-chose si elle n’est pas servie avec le sourire qui va avec…le sourire est ici généreusement dispensé, l’accueil est juste comme il faut, ni trop, ni trop peu, bref ! On est heureux de pousser la porte de la Brasserie André.
Pour réserver une table dans cette
brasserie traditionnelle du centre de Lille, un seul numéro :
03 20 54 75 51.